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dimanche 2 septembre 2012

liberté sociale

La liberté sociale  c’est l’ensemble de choses rendues possibles dans la vie en communauté.

Le droit d’exprimer son opinion par exemple, ou son avis sur la vie politique et sociale d’une communauté. C’est pouvoir faire savoir aux autres membres de la communauté ce que l’on pense de toutes les activités et actions entreprises dans le cadre de la vie de cette même communauté.

Mais il ne suffit pas simplement de pouvoir donner son opinion sur quelque chose. En tant qu’individu d’une communauté libre, la liberté sociale devrait aussi permettre à chacun d’influer directement sur le développement des fameuses activités et actions dont je parlais précédemment.

 Dans la démocratie actuelle, cela est restreint. On ne peut changer les choses en tant qu’individu qu’en prenant des postes de pouvoir, ce qui n’est pas à la portée de tous …! Ou, de manière plus limitée, en donnant sa voix, son avis, à un de ces hommes de pouvoir,c'est le vote qui permet cela, par la nomination de représentants. Mais ce ne sont que des représentants !!!Aux intentions forcément approximatives par rapport à celles de leurs électeurs...sinon contradictoires, ou pire, servants leurs intérêts

 On peut conjecturer que la liberté sociale regroupe une multitude de choses qui passent des droits "fondamentaux" liés aux droits de l'homme  : droit à la vie, à l'éducation, à la santé, etc... Ainsi qu'aux droits liés à la vie publique : liberté de la presse, de réunions, liberté de culte, droit de grève, etc... Mais la liberté sociale s'inscrit plus largement que le droit public, dans tout ce qui concerne les relations aux autres : liberté sexuelle (si je veux changer de partenaire tous les premier jeudi du mois), liberté de déplacement (si j'ai une soudaine envie d'aller au Nicaragua), liberté dans le choix vestimentaire (si j'ai envie de me balader avec un slip sur la tête), culinaire (je parlais de gazon dans l'article précédent...). Si la mise en application de ces libertés peut-être critiquée car jugées dangereuses ou immorales, il n'en reste pas moins que ce sont aussi des conséquences possibles d'une certaine liberté sociale. Quant à l'ensemble de ces libertés sociales, elles sont évidemment gouvernées par des principes politiques, sur lesquels les individus peuvent agir plus ou moins facilement.

La liberté sociale absolue est-elle un objectif ? De fait, elle nous permettrait de vivre sans astreinte aucune, de faire ce que bon nous semble sans avoir à subir les restrictions d’un homme ou d’un groupe d’hommes. Mais elle poserait des problèmes, si l'on autorise les individus à tuer ceux qu'ils veulent, on risque d'assister à des débordements incontrôlables et préjudiciables à un certain nombre de personnes... Il faudrait que la liberté de chacun soit maximale, sans pour autant qu'elle empiète sur celle des autres, ce qui n'est possible qu’une fois seul…et donc contraire au terme « social » qui implique une société… La liberté sociale absolue n’est donc pas un objectif car elle n'est pas possible...


 L’objectif serait donc de trouver un compromis, un juste milieu, entre la satisfaction de libertés individuelles nécessaires à une vie décente et plaisante d'une part, et certaines restrictions de la liberté sociale, qui profiterait à la communauté toute entière d'autre part...

Cependant cet état d’esprit ouvre le champ libre à l’abus de part et d’autre. Les limites entre autorisation et restriction n’étant pas clairement définies… C’est pourquoi la liberté sociale est régit par des lois, c'est à dire des dogmes figés par une instance politique, et érigés en principes placés au-dessus des hommes. Partant du principe que les lois seraient « justes » (ce qui est impossible, la notion de justice étant différente pour chaque individu,ceux qui rédigent les lois ont toujours une vision du monde qui leur est propre !) elles seraient porteuses d’un irrémédiable défaut…Celui d'être fatal à la liberté !!!

Entendons-nous bien. Il n'est pas forcément nécessaire d'interdire quelque chose pour que cela ne se produise pas... Si vous posez l'interdiction, vous portez préjudice à la liberté d'autrui. Quand bien même cette interdiction vous parait justifiée. Mais vous croyez-vous supérieur aux autres individus, pensez-vous pouvoir connaître les choses relevant du bien de celles relevant du mal ? Croyez-vous qu'en rédigent une loi vous apportez quelque chose de bon pour la communauté, pour d'autres gens qui ne pensent pas forcément comme vous, qui n'ont pas les mêmes intérêts, les mêmes envies, les même notion du bien et du mal ? Qui a raison alors ? Dans les fait, c'est ceux qui écrivent la loi... Mais en réalité, objectivement ? Peut-il seulement y en avoir un qui ai raison et les autres tort ?

Le fait est que la loi tranche quoi qu'il arrive de manière inégale, d'un côté ceux qu'elle arrange, de l'autre ceux qu'elle gêne. Comment voulez-vous dans ces cas là parler de justice ?

Que faut-il faire alors, tendre vers la perfection ? en modifiant progressivement les lois, une par une, pour transformer la société en quelque chose de plus en plus libre et égalitaire ?

Certains vont tenter à travers les luttes sociales, d'ouvrir des fronts et de mener des combats pour la progression de cet idéal. Mais ils ont en face une quantité d’intéressés, de nantis, de réactionnaires, de traditionalistes, sans parler des libéraux, qui soi-disant partisans des principes de la liberté individuelle, prônent le libéralisme de marché, qui visent en fin de compte à assurer de plus en plus de marge de manœuvres aux multinationales regroupées en lobbies surpuissants, et de moins en moins de véritable liberté individuelle aux individus, ravalés au rang de simples consommateurs. Ajoutons à cela une partie des masses, crédule, manipulée à outrance par les politiques, et nous embrassons toute la difficulté qui se dresse en travers de l'objectif des réformateurs progressistes.

Mon humble avis est que le monde où la liberté de chacun, portée à son acmé, n'empiéterait pas sur celle des autres, ne peut être atteint que par une révolution importante des mentalités, une "révolution des mœurs".
Ne cherchons pas à codifier arbitrairement quelque chose d'aussi compliqué et nuancé que la vie en commun, le résultat ne sera que grossier, imparfait, et donc injuste. Faisons plutôt en sorte que le meurtre ne soit pas interdit par une entité supérieure aux hommes, mais que, d'un commun accord, dans le respect de l'autre, de sa vie et de sa place dans une communauté, le meurtre n'est pas lieu.

 Si l'interdiction devient nécessaire, c'est qu'il y a un raté quelque part, c'est que quelque chose peut encore être amélioré.









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